Le suivi à long terme des enfants et jeunes adultes après un AVC artériel ischémique

Le suivi à long terme des enfants et jeunes adultes après un AVC artériel ischémique

Version en anglais
Version anglaise

Objectif de l’étude

Comparer le suivi à long terme des enfants et des jeunes adultes avec AVC artériel ischémique à partir de deux grands registres.

Méthodes

L’étude prospective compare le suivi fonctionnel et psychosocial sur le long terme (> 2 années après l’AVC) des patients qui ont eu un AVC pendant l’enfance (entre 1 mois et 16 ans) ou comme jeune adulte (de 16,1 à 45 ans) entre janvier 2000 et décembre 2008 et qui ont accepté d’être suivi. Les données des enfants ont été recueillies de façon rétrospective dans le Registre suisse d’AVC pédiatrique et ceux des jeune adultes dans la base de donnée de Berne.

Résultats

Les données sur le suivi ont été disponibles pour 95 sur 116 enfants et 154 sur 187 jeunes adultes. Le suivi médian des survivants a été de 6,9 ans (gamme d’interquartile 4.7-9.4) et il y avait peu de différence entre le deux groupes (p=0.122). Le suivi fonctionnel sur le long terme était similaire (p=0.896) : 53 (56 %) enfants et 84 (55 %) des jeunes adultes avait un résultat favorable (échelle Rankin modifiée 0-1).

La mortalité pour ce qui concerne les enfants a été de 14 % (13 sur 95) et de 7 % (11 sur 154) pour les jeunes adultes (p=0.121) et le taux de récurrence ne diffère pas (p=0.759).

La détérioration psychosociale globale et la qualité de la vie ne diffèrent pas sauf pour davantage de problèmes comportementaux chez les enfants (13 % vs 5 %, p=0.040) et un impact plus important de l’AVC sur la vie quotidienne chez les adultes (27 % vs 64 %, p<0.001).

Dans une analyse de régression à variables multiples, un score bas à l’échelle pédiatrique NIH Stroke Scale/ NIH Stroke Scale était le plus important prédicteur d’évolution favorable (p<0.001).

Conclusion

Suite à un AVC, il n’y a pas une différence sur le long terme entre un enfant et un jeune adulte en ce qui concerne la mortalité, l’invalidité, la qualité de la vie et les variables psychologiques ou sociaux.

Références de l’article

© 2015 American Academy of Neurology.

Goeggel Simonetti B1, Cavelti A1, Arnold M1, Bigi S1, Regényi M1, Mattle HP1, Gralla J1, Fluss J1, Weber P1, Hackenberg A1, Steinlin M2, Fischer U1.