Diagnostic d’artériopathie chez les enfants ayant eu un AVC artériel ischémique : résultats des effets vasculaires de l’infection vasculaire dans l’étude d’AVC chez l’enfant

Diagnostic d’artériopathie chez les enfants ayant eu un AVC artériel ischémique : résultats des effets vasculaires de l’infection vasculaire dans l’étude d’AVC chez l’enfant

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Contexte et objectifs

Bien que les artériopathies soient la cause la plus fréquente des AVC artériels ischémiques chez l’enfant, et le plus fort prédicteur de récidive d’AVC, ils sont difficiles à diagnostiquer.

Nous avons étudié le rôle des données cliniques et du suivi radiologique (IRM) dans le diagnostic des artériopathies cérébrales et cervicales chez les enfants présentant un AVC artériel ischémique.

Méthode

Une étude internationale sur les effets vasculaires d’une infection sur les AVC chez l’enfant a été effectuée dans 39 centres sur 355 enfants qui ont présenté un cas d’AVC artériel ischémique (âgés entre 29 jours et 18 ans).

Un neuroradiologue et un neurologue ont analysé de façon indépendante les images vasculaires du cerveau et du cou pour établir un diagnostic d’artériopathie (définie comme possible ou absent) selon trois étapes :

  1. Imagerie de base seule
  2. Imagerie de base et renseignements cliniques
  3. Imagerie de base, renseignements cliniques et suivi des images.

Un comité de 4 personnes, incluant un deuxième neuroradiologue et un neurologue ont revu et jugé les désaccords.

En utilisant le diagnostic final comme référence, nous avons établi la sensibilité et la spécifié de chaque étape.

Résultat

Les cas étudiés avaient un âge médian de 7,6 ans dont 56 % de garçons.

La majorité était auparavant en bonne santé (52 %) ; 41 % avaient eu une angio IRM de contrôle.

Seulement 56 (16 %) ont nécessité un arbitrage.

Le diagnostic final d’artériopathie a été certain dans 127 cas (36 %), possible dans 34 cas (9,6 %) et absent dans 194 cas (55 %). La sensibilité était de 79 % à l’étape 1,90 % à l’étape 2 et 94 % à l’étape 3 ; la spécificité était tout au long élevé (99 %, 100 % et 100 %), ainsi que l’accord entre les examinateurs (k=0.77, 0.81 et 0.78).

Conclusion

Les données cliniques et le suivi des images aident, même si l’incertitude reste parfois dans le diagnostic d’artériopathie chez l’enfant. Cela représente  un défi pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents de ces artériopathies et l’élaboration de stratégies pour la prévention des AVC artériels ischémiques chez l’enfant.

Références de l’article

Wintermark M1, Hills NK1, deVeber GA1, Barkovich AJ1, Elkind MS1, Sear K1, Zhu G1, Leiva-Salinas C1, Hou Q1, Dowling MM1, Bernard TJ1, Friedman NR1, Ichord RN1, Fullerton HJ2; enquêteurs VIPS.